Rédiger une thèse de doctorat est un défi. Découvrez nos conseils pour organiser vos recherches, structurer votre thèse, gérer votre temps et préparer efficacement votre soutenance.

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Quelles sont les astuces pour réussir une thèse de doctorat ?

Quelles sont les astuces pour réussir une thèse de doctorat ? Cette question revient souvent chez les futurs doctorants comme chez ceux qui sont déjà engagés dans un parcours doctoral. Une thèse de doctorat est en effet l'un des projets universitaires les plus exigeants que l'on puisse mener : plusieurs années de recherche, un sujet à construire presque seul, une production scientifique à assurer, un manuscrit à rédiger et une soutenance à préparer et à défendre. Beaucoup de doctorants brillants ressentent, à un moment donné, le doute, la fatigue ou la solitude. Certains prennent du retard, d'autres abandonnent. Ce n'est presque jamais une question d'intelligence : c'est surtout une question de méthode, d'organisation, de persévérance et de soutien.

Rédaction de thèse

20 astuces concrètes pour réussir sa thèse de doctorat

Quelles sont les astuces pour réussir une thèse de doctorat ? Il n'existe pas de recette unique, mais certaines pratiques augmentent considérablement les chances d'aller au bout du projet dans de bonnes conditions : bien choisir son directeur de thèse, délimiter un sujet faisable, organiser sa recherche, écrire dès le début, gérer efficacement ses données, entretenir une bonne relation avec son encadrement, publier progressivement, préserver sa santé et anticiper la rédaction finale ainsi que l'après-thèse.

Nous rassemblons 20 astuces concrètes pour réussir sa thèse de doctorat, organisées selon les grandes étapes du parcours : choisir son cadre, poser les bases, travailler avec son directeur et son comité de suivi, produire et publier, s'organiser au quotidien, préserver sa santé, préparer l'après-thèse et terminer dans de bonnes conditions. Il s'adresse aux futurs doctorants, aux doctorants en cours de parcours et à ceux qui approchent de la rédaction ou de la soutenance.

À noter : les règles administratives concernant la durée du doctorat, le financement, le comité de suivi, le dépôt du manuscrit et la soutenance varient selon les pays, les établissements et les disciplines. Les repères donnés ici s'appuient notamment sur les usages courants en Europe et doivent être confrontés au règlement de votre école doctorale.
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Que signifie réussir sa thèse de doctorat ?

Avant de chercher quelles sont les astuces pour réussir une thèse de doctorat, il est important de définir ce que signifie réellement « réussir ». Pour la plupart des doctorants, la réussite recouvre au moins cinq dimensions.


Il faut d'abord aboutir, c'est-à-dire soutenir sa thèse dans un délai raisonnable avec un manuscrit solide. Il faut ensuite contribuer, en apportant un résultat, une méthode ou une idée nouvelle à son domaine, même si cette contribution reste circonscrite.


La thèse permet également de se former. Le doctorant doit progressivement maîtriser une discipline, une méthodologie et des compétences transférables comme la gestion de projet, l'analyse, la communication et l'autonomie.


Une autre dimension importante consiste à construire son réseau et sa visibilité, notamment en rencontrant des chercheurs, en participant à des conférences et en développant des collaborations utiles pour la suite.


Enfin, il est essentiel de préserver sa santé et son équilibre. Une thèse réussie ne devrait pas se payer par un épuisement durable.


Réussir sa thèse ne signifie pas être parfait


Une thèse n'est pas nécessairement un chef-d'œuvre définitif. Il s'agit du travail d'un chercheur en formation qui doit démontrer sa capacité à mener une recherche originale, autonome et rigoureuse.


L'une des meilleures astuces pour réussir une thèse de doctorat consiste donc à viser un travail suffisamment solide et terminé, plutôt qu'un travail prétendument parfait qui ne serait jamais finalisé.

Quelles sont les astuces pour réussir une thèse de doctorat dès le départ ?

Les premiers choix ont une influence importante sur la suite du parcours doctoral. Les quatre premières astuces consistent donc à sécuriser le cadre de travail.

  • Astuce 1 : choisir son directeur de thèse autant que son sujet
    Le directeur de thèse est l'une des personnes qui aura le plus d'influence sur votre parcours doctoral.

    Un bon sujet avec un directeur inadapté peut devenir très difficile à mener. À l'inverse, un sujet qui évolue avec le temps, accompagné par un encadrement adapté, peut donner lieu à une très bonne thèse.

    Avant de vous engager, renseignez-vous notamment sur sa disponibilité, le nombre de doctorants qu'il encadre, la fréquence de ses réunions avec ses doctorants et son style d'encadrement. Certains directeurs privilégient une grande autonomie, tandis que d'autres proposent un suivi beaucoup plus rapproché. L'important est que cette méthode de travail corresponde à vos besoins.

    Renseignez-vous également sur ses publications, ses collaborations, son réseau scientifique et les possibilités de participer à des conférences.

    Enfin, cherchez à savoir ce que sont devenus ses anciens doctorants : ont-ils soutenu dans les délais prévus ? Ont-ils publié ? Ont-ils poursuivi dans la recherche ou trouvé un emploi correspondant à leurs compétences ?

    Une astuce particulièrement utile consiste à discuter avec des doctorants actuels et anciens de l'équipe, si possible en dehors de la présence du directeur. Ils peuvent vous donner une image plus concrète du fonctionnement quotidien du laboratoire.
  • Astuce 2 : sécuriser le financement et les conditions de travail
    La réussite d'une thèse dépend aussi des conditions matérielles dans lesquelles elle est réalisée.

    Avant de commencer, vérifiez la durée et le montant du financement, la nature du contrat, les conditions de travail, l'accès aux équipements, aux terrains et aux données, ainsi que les ressources du laboratoire d'accueil.

    Renseignez-vous également sur les éventuelles missions d'enseignement, les missions complémentaires et les possibilités de financement des conférences et déplacements.

    Un doctorant qui doit constamment s'inquiéter de la fin de son contrat ou de ses conditions matérielles peut difficilement travailler sereinement.
  • Astuce 3 : choisir un sujet original mais faisable
    Un sujet de thèse doit être suffisamment original pour apporter une contribution à la recherche, mais suffisamment délimité pour pouvoir être traité dans le temps disponible.

    Posez-vous trois questions essentielles.

    Premièrement : quelle est ma question de recherche ? Pouvez-vous la formuler clairement en une ou deux phrases ?

    Deuxièmement : quels sont les moyens nécessaires pour y répondre ? Disposez-vous des données, expériences, terrains, équipements et compétences nécessaires ?

    Troisièmement : que se passe-t-il si le plan A échoue ? Avez-vous une question voisine, un résultat intermédiaire ou un plan B ?

    Un sujet qui ne peut fonctionner que si tout se déroule parfaitement est un sujet fragile. Il est donc préférable de prévoir des marges de manœuvre.
  • Astuce 4 : formaliser les attentes dès le début
    De nombreux problèmes viennent d'attentes qui n'ont jamais été clairement formulées.

    Dès les premiers mois, clarifiez avec votre directeur les objectifs de la thèse, les grandes étapes du projet, la fréquence des réunions et les modalités de suivi.

    Discutez également de la politique de publication : nombre d'articles éventuellement visé, ordre des auteurs et rôle de chacun dans les publications.

    Il est également utile de clarifier les attentes concernant la présence au laboratoire, la participation aux séminaires et les missions d'enseignement.

    Lorsque cela est pertinent, abordez également les questions relatives à la propriété intellectuelle et à la gestion des données.

    Lisez la charte du doctorat et la convention de formation de votre établissement. Leur existence et leur contenu peuvent varier selon les pays, mais ces documents constituent une référence importante concernant les droits et devoirs de chacun.
  • Astuce 5 : faire vivre sa revue de littérature
    La revue de littérature ne doit pas être considérée comme une tâche que l'on termine définitivement au début de la thèse.

    Elle évolue avec vos résultats, vos nouvelles hypothèses et les publications qui paraissent dans votre domaine.

    Pour l'organiser efficacement, utilisez un gestionnaire bibliographique comme Zotero, Mendeley ou EndNote. Mettez également en place des alertes sur les bases de données et les revues pertinentes, suivez les auteurs importants de votre domaine et utilisez des mots-clés adaptés à votre veille.

    Rédigez une fiche de lecture pour chaque source importante en indiquant son apport, sa méthode, ses limites et son lien avec votre propre recherche.

    Enfin, réservez un créneau hebdomadaire à la lecture scientifique. L'objectif n'est pas de tout lire, mais de savoir quelles références sont réellement utiles à votre problématique.
  • Astuce 6 : commencer à écrire dès le début
    C'est probablement l'une des astuces les plus importantes pour réussir une thèse de doctorat. N'attendez pas la troisième année pour commencer à rédiger.

    Écrivez dès le début vos notes de lecture, vos synthèses, vos descriptions de protocoles, vos hypothèses, vos analyses, vos ébauches de chapitres et vos réflexions sur les résultats.

    Tenez également un journal de recherche dans lequel vous notez régulièrement ce que vous avez fait, ce que vous avez compris, ce qui n'a pas fonctionné, les hypothèses abandonnées, les questions qui restent ouvertes et les prochaines étapes.

    Ces documents deviendront progressivement la matière première du manuscrit et réduiront considérablement la difficulté de la rédaction finale.
  • Astuce 7 : construire un plan de thèse évolutif et un rétroplanning
    Dès la première année, esquissez le plan de votre manuscrit : introduction, état de l'art ou revue de littérature, méthodologie, résultats, discussion, conclusion et annexes lorsque cela est nécessaire.

    Ce plan évoluera nécessairement. Son rôle n'est pas de vous enfermer dans une structure définitive, mais de vous donner une direction. Complétez-le par un rétroplanning en partant de la date de soutenance envisagée.

    Demandez-vous quand les expériences doivent être terminées, quand le terrain doit être achevé, quand les analyses doivent être finalisées, quand commencer la rédaction complète, quand organiser les relectures et quand effectuer les démarches nécessaires avant la soutenance. Un planning n'est pas un carcan : c'est un instrument de pilotage.
  • Astuce 8 : organiser ses données et ses fichiers
    Les problèmes liés aux données peuvent provoquer des retards considérables : fichiers perdus, mauvaises versions, résultats impossibles à retrouver ou expériences impossibles à reproduire.

    Adoptez dès le départ une arborescence claire et une nomenclature cohérente des fichiers. Utilisez des dates et des numéros de version lorsque cela est nécessaire.

    Mettez en place plusieurs sauvegardes et documentez précisément les protocoles, paramètres et procédures.

    Lorsque cela est requis, établissez également un plan de gestion des données précisant la manière dont les données sont collectées, stockées, partagées et conservées.

    Si votre recherche implique des personnes ou des données sensibles, respectez strictement les règles applicables en matière d'éthique, de confidentialité et de protection des données.
  • Astuce 9 : organiser des réunions régulières, préparées et documentées
    Pour rendre les réunions avec votre directeur plus efficaces, fixez un rythme régulier, par exemple toutes les deux semaines.

    Envoyez quelques jours avant la réunion un ordre du jour court présentant vos avancées, vos difficultés et les questions sur lesquelles vous avez besoin d'un avis.

    Pendant la réunion, apportez des éléments concrets : résultats, graphiques, tableaux ou extraits de texte.

    Préparez également une liste de questions précises.

    Après la réunion, notez les décisions prises et envoyez un compte rendu synthétique. Une demande précise est généralement plus facile à traiter qu'une demande générale.

    Par exemple, au lieu de demander « Que pensez-vous de mon chapitre ? », vous pouvez demander : « Pouvez-vous me dire si la structure de ce chapitre répond suffisamment à la question de recherche et si les deux premières sections doivent être réorganisées ? »
  • Astuce 10 : faire du comité de suivi un véritable allié
    Dans de nombreux systèmes doctoraux, un comité de suivi individuel évalue périodiquement l'avancement de la thèse, écoute le doctorant et son directeur et peut formuler des recommandations.

    Il est préférable de ne pas considérer ce comité comme un simple examen.

    Préparez-le sérieusement avec un rapport clair, une présentation structurée, un bilan des travaux réalisés, les difficultés rencontrées et les prochaines étapes.

    Le regard extérieur des membres du comité peut permettre de tester vos idées, de repérer un problème méthodologique ou d'identifier un retard avant qu'il ne devienne difficile à rattraper.
  • Astuce 11 : traiter les désaccords le plus tôt possible
    Les tensions avec un directeur, un co-encadrant ou une équipe peuvent survenir au cours d'une thèse. Le problème est rarement amélioré par le silence.

    Lorsqu'un désaccord apparaît, exposez les faits calmement, évitez les accusations générales, reformulez les attentes de chacun et cherchez une solution concrète.

    Si nécessaire, demandez l'aide d'un tiers. Selon votre établissement, vous pouvez solliciter un co-encadrant, un membre du comité de suivi, un représentant des doctorants, un référent ou un médiateur de l'école doctorale. Conservez une trace écrite des décisions et engagements importants. Ne restez pas seul face à une situation qui compromet votre travail ou votre bien-être.
  • Astuce 12 : publier progressivement
    La publication peut permettre d'obtenir des retours de spécialistes, de structurer sa réflexion et de préparer une partie du manuscrit.

    Selon la discipline, elle peut prendre la forme d'articles scientifiques, d'actes de conférence, de chapitres d'ouvrage ou d'autres productions scientifiques reconnues dans votre domaine.

    N'attendez pas nécessairement d'avoir terminé toute votre thèse. Identifiez avec votre directeur les supports adaptés et choisissez des revues cohérentes avec votre communauté scientifique et vos objectifs.

    Respectez les règles d'intégrité scientifique, notamment concernant les auteurs, les contributions, les citations et les conflits d'intérêts. Anticipez également les délais d'évaluation, qui peuvent être longs.

    Les exigences de publication varient fortement selon les disciplines, les pays et les établissements. Certaines formations doctorales n'exigent aucune publication, tandis que d'autres ont des attentes précises.
  • Astuce 13 : construire son réseau scientifique
    La recherche est aussi un travail collectif. Présentez vos travaux en séminaire, en conférence, sous forme de poster ou lors de journées doctorales.

    Préparez un pitch de deux minutes capable d'expliquer simplement votre sujet, votre question de recherche, votre méthode et votre principal résultat ou objectif.

    Pensez également à créer et mettre à jour votre identité de chercheur : identifiant ORCID, page de laboratoire, profil professionnel ou archive ouverte selon les pratiques de votre domaine.
  • Astuce 14 : apprendre à vulgariser sa thèse
    Savoir expliquer sa thèse à une personne qui n'est pas spécialiste est un excellent exercice.

    Vous pouvez participer à des concours ou événements de vulgarisation, comme Ma thèse en 180 secondes, dans les pays et établissements qui proposent ce type d'initiative.

    Vous pouvez également rédiger une présentation accessible, intervenir dans des événements grand public ou animer un atelier.

    La vulgarisation oblige à distinguer l'essentiel du secondaire et peut donc vous aider à mieux comprendre votre propre recherche.
  • Astuce 15 : collaborer et sortir de son laboratoire
    Lorsque cela est compatible avec votre projet, une collaboration avec un autre laboratoire, une mobilité internationale, un séjour dans un centre de recherche ou une collaboration avec une entreprise peut enrichir votre parcours.

    Cela peut permettre d'apprendre une nouvelle méthode, d'accéder à de nouvelles données, de découvrir une autre culture scientifique, de développer son réseau et d'ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.

    Discutez de ces possibilités avec votre directeur suffisamment tôt pour les intégrer au calendrier et au budget de la thèse.
  • Astuce 16 : structurer son temps et protéger ses plages de concentration
    L'autonomie du doctorat constitue une liberté, mais elle peut aussi favoriser la dispersion. Pour rester efficace, planifiez votre semaine et choisissez trois priorités maximum. Réévaluez-les à la fin de la semaine.

    Bloquez des créneaux de travail profond pour l'écriture, l'analyse et la réflexion. Éloignez les mails et les notifications pendant ces périodes. Regroupez les tâches administratives sur des plages dédiées et utilisez un tableau de suivi simple pour visualiser votre progression.

    Apprenez également à dire non aux sollicitations qui ne sont pas compatibles avec vos priorités, sans pour autant négliger les missions que vous avez déjà acceptées. La meilleure organisation est souvent celle que vous êtes capable de maintenir pendant plusieurs années.
  • Astuce 17 : apprendre à gérer l'échec, le doute et le perfectionnisme
    Une recherche doctorale comporte nécessairement des expériences qui échouent, des hypothèses infirmées, des résultats inattendus et des périodes de doute.

    Un résultat négatif n'est pas nécessairement du temps perdu. Il peut permettre d'écarter une hypothèse, de modifier une méthode ou de faire émerger une nouvelle question. Le perfectionnisme peut également ralentir considérablement la progression. Une méthode utile consiste à distinguer : premier jet, amélioration, relecture, version finale.

    Au lieu d'essayer de produire immédiatement un texte parfait, commencez par produire une version imparfaite que vous pourrez ensuite améliorer. Évitez également de comparer votre progression à celle des autres doctorants. Les sujets, méthodes, contraintes et situations sont très différents.
  • Astuce 18 : préserver sa santé et son équilibre
    On ne mène pas efficacement une recherche pendant plusieurs années en sacrifiant systématiquement son sommeil, sa santé et sa vie personnelle. Quelques repères utiles consistent à dormir suffisamment, conserver des horaires relativement réguliers, pratiquer une activité physique, garder des relations sociales, conserver des activités en dehors de la recherche, prendre de vraies pauses et prendre des vacances. Vous pouvez également rejoindre une association de doctorants, un groupe d'écriture ou un binôme de travail.

    Quand demander de l'aide ?

    Une fatigue importante, une anxiété persistante, une tristesse durable, une perte d'intérêt ou un sentiment de détresse méritent d'être pris au sérieux. Dans ce cas, parlez-en à une personne de confiance, à votre médecin, au service de santé de votre établissement ou à un professionnel de santé. Demander de l'aide n'est pas un échec. Savoir solliciter un soutien lorsqu'une situation devient difficile fait partie d'une bonne gestion de son parcours doctoral.
  • Astuce 19 : préparer son projet professionnel dès la deuxième année
    Il est préférable de ne pas attendre les dernières semaines avant la soutenance pour réfléchir à la suite. Un doctorat peut ouvrir vers différents environnements professionnels : recherche académique, recherche et développement en entreprise, conseil, enseignement, fonction publique, entrepreneuriat ou expertise scientifique.

    Dès la deuxième année, identifiez les compétences transférables que vous développez. Il peut s'agir de l'analyse, de la gestion de projet, de la rédaction, de la communication, de l'autonomie ou du travail en équipe. Explorez également les débouchés en rencontrant d'anciens doctorants, en participant à des forums doctorants-entreprises et en échangeant avec des professionnels.

    Suivez des formations utiles à votre projet et commencez à construire votre CV. Constituez progressivement votre portfolio scientifique en recensant vos publications, communications, projets, prix, encadrements et expériences d'enseignement
  • Astuce 20 : anticiper la rédaction finale et la soutenance
    L'une des erreurs les plus fréquentes consiste à repousser la rédaction à la fin de la troisième année. Commencez donc à rédiger des chapitres dès que votre recherche produit suffisamment de matière.

    Vous pouvez notamment réutiliser, lorsque cela est pertinent et autorisé, vos articles, rapports, notes de recherche, protocoles, analyses et communications. Planifiez également les différentes relectures et calculez à rebours les délais administratifs.

    La période entre la fin de la rédaction et la soutenance peut prendre plusieurs mois. Il faut donc anticiper la finalisation du manuscrit, les relectures, les démarches administratives, le dépôt, la constitution du jury, les éventuels rapports et la préparation de la présentation orale.

    Entraînez-vous devant des collègues, votre laboratoire ou d'autres doctorants. Préparez-vous également aux questions susceptibles d'être posées sur votre méthodologie, vos choix scientifiques, vos limites et vos perspectives.

Quel calendrier suivre pour réussir une thèse de doctorat en trois ans ?

En France, le doctorat est prévu en principe sur trois ans à temps plein, avec des possibilités de prolongation dans certaines situations. Dans d'autres pays et dans certains contextes, la durée est plus longue.

Première année : cadrer et lancer la recherche

La première année doit principalement permettre de cadrer la question de recherche, de réaliser la revue de littérature, de maîtriser les méthodes et de lancer les premières expériences ou le terrain. C'est également le moment d'établir un plan de thèse provisoire, de commencer à écrire, d'obtenir les premiers résultats et de vérifier que le projet est réellement faisable. Le premier comité de suivi constitue généralement un moment important pour faire le point sur l'avancement et les éventuelles difficultés.

Deuxième année : produire et commencer à rédiger

La deuxième année est généralement consacrée à la production de l'essentiel des résultats. C'est le moment de publier ou de communiquer ses travaux, de développer des collaborations et de commencer sérieusement la rédaction. Les chapitres consacrés à la revue de littérature et à la méthodologie peuvent notamment être rédigés progressivement. Cette période constitue également un bon moment pour réfléchir au projet professionnel après le doctorat.

Troisième année : finaliser, rédiger et préparer la soutenance

La troisième année doit permettre de finaliser les analyses, de rédiger le manuscrit et de préparer la soutenance. Il est utile de travailler avec un rétroplanning à rebours en tenant compte des relectures, des démarches administratives, du dépôt du manuscrit, des éventuels rapports, de la constitution du jury et de la soutenance. Il faut également anticiper la fin du financement ou du contrat lorsque cela s'applique.

FAQ : Quelles sont les astuces pour réussir une thèse ?