C’est très facile de finaliser la rédaction d’une thèse de doctorat en 02 mois si le rédacteur a une bonne expérience rédactionnelle et une expertise avérée dans la recherche bibliographique.
En France, la préparation d’une thèse est prévue sur trois ans à temps plein. Mais le temps réellement nécessaire pour mener la recherche, analyser les résultats, rédiger le manuscrit et préparer la soutenance est souvent plus long. Dans la pratique, une thèse peut prendre entre trois ans et demi et quatre ans et demi, avec de fortes différences selon les disciplines, le financement et les conditions de travail. La rédaction proprement dite d’une thèse de doctorat ne représente qu’une partie du parcours doctoral. Il faut également compter le cadrage du sujet, la revue de littérature, la collecte des données, les expériences ou le terrain, l’analyse, les relectures, les corrections et les démarches liées à la soutenance. Selon les situations, plusieurs mois peuvent être nécessaires entre la fin de la recherche et le jour de la soutenance. La bonne durée dépend donc moins d’un nombre de mois universel que de votre sujet, de votre discipline, de votre financement, de votre encadrement et de votre rythme d’avancement.
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Combien de temps faut-il pour rédiger une thèse de doctorat ?
Il n’existe pas une durée unique valable pour tous les doctorants. Rédiger une thèse de doctorat en trois ans est possible, mais cela suppose généralement que la recherche, les analyses et la rédaction avancent progressivement dès la première année.
Le délai dépend notamment de la discipline, du sujet, du financement, de l’accès au terrain ou aux données, de l’encadrement et du type de manuscrit attendu.
Il faut surtout distinguer deux notions : la durée de préparation du doctorat, généralement fixée à trois ans à temps plein, et le temps nécessaire pour rédiger et finaliser le manuscrit, qui intervient progressivement pendant ces trois années et peut se poursuivre au-delà.
La rédaction ne commence donc pas nécessairement après trois ans de recherche. Au contraire, attendre la fin des expériences, du terrain ou de l’analyse pour commencer à écrire est l’une des principales causes de retard.
Une thèse efficace se rédige généralement en parallèle de la recherche : notes de lecture, revue de littérature, cadre théorique, méthodologie, résultats intermédiaires, communications, articles et premiers chapitres peuvent être produits avant la dernière année.
Combien de temps faut-il pour rédiger une thèse de doctorat ?
Quatre facteurs jouent notamment un rôle.
Quelle est la durée officielle d’une thèse en France ?
En France, le cadre réglementaire du doctorat est fixé notamment par l’arrêté relatif à la formation doctorale. La durée de préparation du doctorat est de trois ans en équivalent temps plein.
Des prolongations sont toutefois possibles à titre dérogatoire, sur demande motivée, dans des conditions encadrées par l’établissement et l’école doctorale. La durée maximale est en principe de six ans, avec des situations particulières prévues pour certains doctorants, notamment en cas de handicap, de congés pour raisons familiales ou de santé, ou dans le cadre d’un doctorat à temps partiel.
Un comité de suivi individuel évalue régulièrement l’avancement de la thèse et peut notamment donner son avis lors des demandes de réinscription ou de prolongation. Cette durée de trois ans correspond également à celle du contrat doctoral, qui constitue l’un des principaux dispositifs de financement d’une thèse. D’autres dispositifs existent, notamment les CIFRE, qui financent généralement trois ans de thèse en lien avec une entreprise, ainsi que des financements régionaux, européens ou provenant de fondations. Les règles exactes dépendent toutefois de chaque dispositif et de votre établissement.
Quels facteurs peuvent allonger le temps nécessaire pour rédiger une thèse ?
Combien de temps faut-il réellement pour terminer et rédiger une thèse ?
La durée officielle de trois ans ne correspond pas nécessairement au temps réellement nécessaire pour terminer une thèse. Les statistiques officielles montrent un décalage entre la durée prévue et la durée observée. Elles doivent toutefois être interprétées avec prudence, car elles portent sur des cohortes différentes et évoluent au fil du temps.
Quelques repères issus des données du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche permettent de comprendre cette différence. Pour les thèses soutenues en 2016, environ 43 % des doctorats avaient été soutenus en moins de 40 mois, soit une durée proche de la durée prévue. Pour environ trois doctorants sur dix, une année supplémentaire avait été nécessaire et environ un doctorat sur dix avait nécessité plus de six ans.
Sur une période d’une dizaine d’années, la part des thèses soutenues en moins de 40 mois était passée d’environ 35 % en 2006 à environ 43 % en 2016. La durée tendait donc globalement à diminuer, avec des différences importantes selon les domaines.
Les statistiques plus récentes publiées par le service statistique du ministère montrent également des différences importantes entre les disciplines. La durée médiane, tous domaines confondus, se situe autour de plusieurs années, avec une proportion non négligeable de doctorants soutenant au-delà de six ans.
Le message essentiel est donc simple : trois ans constituent le cadre de référence, mais ce n’est pas nécessairement le temps réel nécessaire pour achever et rédiger une thèse de doctorat. Une partie importante des doctorants dépasse trois ans sans que cela signifie nécessairement un échec. L’essentiel est de rester dans le cadre autorisé, de disposer de conditions de travail compatibles avec le projet et de construire une trajectoire réaliste vers la soutenance.
Si votre objectif est de rédiger et soutenir une thèse en trois ans, il est préférable de ne pas réserver la rédaction à la troisième année.
Combien de temps faut-il pour rédiger le manuscrit de thèse ?
La rédaction d’une thèse de doctorat est souvent l’étape la plus sous-estimée. Une fois la recherche suffisamment avancée, il faut généralement plusieurs mois pour produire un manuscrit complet. Dans de nombreux cas, on peut prévoir quatre à six mois de rédaction intensive, auxquels s’ajoutent les relectures, corrections et délais administratifs.
Entre le début de la rédaction structurée et la soutenance, il peut donc s’écouler huit à dix mois, voire davantage selon les situations.
Cette durée dépend fortement de l’état d’avancement du texte.
Un doctorant qui a régulièrement écrit pendant trois ans ne se trouve pas dans la même situation qu’un doctorant qui commence à rédiger l’intégralité de son manuscrit après avoir terminé sa recherche.
Pour réduire le temps nécessaire à la rédaction :
- commencez à écrire dès la première année ;
- rédigez vos notes de lecture au fur et à mesure ;
- préparez tôt la revue de littérature ;
- documentez votre méthodologie pendant la recherche ;
- rédigez les résultats dès qu’ils sont stabilisés ;
- réutilisez, lorsque les règles de votre discipline le permettent, vos articles et rapports ;
- construisez tôt le plan du manuscrit ;
- organisez des cycles réguliers de relecture avec votre directeur ;
- faites un rétroplanning à partir de la date de soutenance souhaitée.
Une thèse rédigée progressivement est généralement plus facile à finaliser qu’un manuscrit entièrement repoussé à la troisième année.
Pour réduire le risque de retard, plusieurs leviers peuvent être mis en place dès le début du doctorat.
Que faire si la rédaction de la thèse prend du retard ?
Un retard n’est pas nécessairement définitif. L’essentiel est de l’identifier suffisamment tôt. L’absence de résultat exploitable à la fin de la deuxième année doit conduire à faire rapidement le point avec le directeur et le comité de suivi. Il peut être nécessaire de redéfinir le périmètre, de prévoir un plan B ou d’identifier des résultats intermédiaires valorisables.
Si aucune rédaction substantielle n’a commencé à 18 mois, il est préférable de mettre immédiatement en place un rythme d’écriture régulier, avec un plan de thèse précis et un calendrier de production.
Lorsque les réunions avec le directeur sont trop espacées ou régulièrement annulées, le doctorant peut proposer un rythme fixe, envoyer un ordre du jour avant chaque rencontre et formaliser les décisions prises. Dans certaines situations, un co-encadrement ou l'intervention d'un autre interlocuteur peut également être envisagé selon les règles de l'établissement.
Si le financement approche de son terme alors que le manuscrit est encore peu avancé, il devient important de construire un rétroplanning à rebours, d’évaluer le travail restant et de se renseigner rapidement sur les possibilités de prolongation ou de financement complémentaire.
Enfin, une fatigue importante, une démotivation persistante ou un sentiment d’isolement ne doivent pas être ignorés. Il est possible d’en parler à un proche, à un professionnel de santé, au service de santé de l’établissement, à l’école doctorale ou à une personne de confiance.