Aide à la rédaction d'un article scientifique : Bénéficiez de conseils pour structurer votre article, développer vos arguments, valoriser vos sources et respecter les exigences de publication académique.

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Aide rédaction d'article scientifique : méthode, étapes et conseils de publication

Publier un article scientifique constitue une étape centrale dans la vie d'un chercheur et, de plus en plus souvent, dans celle d'un doctorant, d'un étudiant de master ou d'un professionnel souhaitant valoriser un travail de recherche. Pourtant, de nombreux résultats intéressants restent inexploités parce que leurs auteurs ne savent pas toujours comment les transformer en un texte structuré, convaincant et conforme aux exigences des revues scientifiques. Une aide à la rédaction d'article scientifique peut alors permettre de mieux structurer les idées, de clarifier le message principal et d'améliorer la présentation du travail, sans se substituer à la démarche scientifique de l'auteur.

Rédaction d'article scientifique

Une aide professionnelle à la rédaction d’article scientifique

Un article scientifique n'est ni un mémoire raccourci ni un simple rapport de laboratoire. Il répond à un format spécifique, généralement très codifié, destiné à des lecteurs spécialisés qui cherchent à comprendre rapidement ce que vous avez étudié, pourquoi vous l'avez fait, comment vous avez procédé, ce que vous avez découvert et quelles sont les implications de vos résultats.

Nous présentons les principales étapes pour bénéficier d'une aide en rédaction d'article scientifique ou organiser soi-même son travail de manière rigoureuse : définition du message central, structure IMRaD, rédaction de chaque section, présentation des figures et données, références, choix de la revue, soumission, révision par les pairs et erreurs à éviter.

Les pratiques peuvent toutefois varier selon les disciplines — sciences expérimentales, médecine, sciences humaines et sociales, ingénierie, etc. — et selon les revues. Les consignes aux auteurs de la revue ciblée doivent donc toujours primer sur les recommandations générales.
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Le tarif affiché est indicatif, il varie en fonction du délai de livraison, le niveau d'études, le nombre de pages et des spécificités du travail (TFE, Mémoire, VAE, Rapport de stage et Thèse de doctorat). Chaque commande obtient son devis particulier.

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✍️Correction et révisions gratuites

📚 Référence et bibliographie gratuites

📎Annexes gratuites

Qu'est-ce qu'un article scientifique, et en quoi diffère-t-il d'un mémoire ?

Un article scientifique rend compte d'un travail de recherche original de manière suffisamment précise pour permettre à d'autres chercheurs de l'évaluer, de le discuter, voire de reproduire certains aspects de la démarche. Il est généralement soumis à une revue scientifique et évalué par des pairs avant publication. Selon le domaine, il peut également être publié dans un ouvrage collectif ou dans les actes d'une conférence.


Le mémoire ou la thèse et l'article scientifique poursuivent toutefois des objectifs différents. Le mémoire ou la thèse vise notamment à démontrer la maîtrise d'une démarche de recherche. Il peut comprendre plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de pages, avec une présentation détaillée du contexte, une revue de littérature développée et de nombreuses annexes. Son principal lectorat est généralement constitué du jury, du directeur de recherche ou d'une commission.


L'article scientifique, quant à lui, cherche principalement à communiquer une contribution précise à une communauté de spécialistes. Il est beaucoup plus condensé et s'adresse avant tout aux chercheurs et professionnels du domaine.


Un mémoire peut ainsi développer longuement son contexte, sa revue de littérature, ses choix méthodologiques et ses annexes. L'article doit sélectionner uniquement les informations nécessaires pour faire comprendre et défendre son message central.


La longueur varie considérablement selon la discipline et la revue. Certains articles comptent quelques milliers de mots, tandis que d'autres formats sont beaucoup plus courts ou plus longs. Il faut donc toujours consulter les consignes aux auteurs de la revue visée.


L'évaluation diffère également. Le mémoire fait généralement l'objet d'une évaluation universitaire et peut conduire à la validation d'un diplôme. L'article est soumis à un processus éditorial pouvant comprendre une évaluation par les pairs, une demande de révision, une acceptation ou un refus. Le style est lui aussi différent : le mémoire peut être plus pédagogique et développé, tandis que l'article scientifique privilégie généralement la densité, la précision et la concision. Cette différence explique pourquoi transformer un mémoire en article ne consiste pas simplement à supprimer des pages. Il faut repenser le texte autour d'un message précis et éliminer tout ce qui n'est pas indispensable à la démonstration.

Avant d'écrire : définir son message et son public

  • Formuler le message central
    Avant de commencer la rédaction, essayez de résumer votre article en deux ou trois phrases.

    Posez-vous quatre questions :

    - Quelle question de recherche avez-vous posée ?
    - Qu'avez-vous fait pour y répondre ?
    - Qu'avez-vous trouvé ?
    - Pourquoi ce résultat est-il important ?

    Si vous ne parvenez pas à répondre clairement à ces questions, il peut être préférable de retravailler votre problématique et votre contribution avant de commencer la rédaction.

    Une méthode simple consiste à rédiger la phrase de conclusion que vous aimeriez qu'un lecteur retienne après avoir lu votre article. Tout le contenu du manuscrit doit ensuite contribuer à établir cette idée de manière crédible. Une aide à la rédaction d'article scientifique peut notamment être utile à cette étape pour vérifier la cohérence entre la problématique, les objectifs, la méthode, les résultats et la conclusion.
  • Identifier la contribution originale
    Une revue scientifique attend généralement qu'un article apporte une contribution identifiable. Cette contribution peut prendre différentes formes :

    - un résultat original ;
    - une nouvelle méthode ;
    - une nouvelle donnée ;
    - une synthèse ;
    - un cadre d'analyse ;
    - une réplication utile ;
    - une nouvelle interprétation de résultats existants.

    Il est important de déterminer précisément ce qui distingue votre travail des recherches déjà publiées. Une contribution modeste, mais clairement délimitée et méthodologiquement solide, est préférable à une affirmation excessive de nouveauté.
  • Connaître son public
    S'agit-il de spécialistes travaillant exactement sur votre sujet ? D'une communauté scientifique plus large ? De professionnels ou de praticiens ?

    La réponse influence le niveau de détail technique, les termes à définir, les références à privilégier et le choix de la revue.

La structure IMRaD : le modèle de nombreux articles scientifiques

La structure IMRaD, qui correspond à Introduction, Méthodes, Résultats et Discussion, est largement utilisée pour les articles de recherche empirique, notamment dans de nombreuses disciplines scientifiques, médicales, quantitatives et d'ingénierie. Certaines catégories d'articles ou certaines disciplines utilisent toutefois des structures différentes.


L'article comprend généralement également un titre, un résumé et des mots-clés, puis les références bibliographiques et, selon les besoins, des annexes ou du matériel supplémentaire.


Le titre doit permettre d'identifier rapidement le sujet de l'étude. Il est souvent relativement court, mais sa longueur dépend de la revue.


Le résumé présente de manière synthétique le contexte, l'objectif, la méthode, les principaux résultats et la conclusion lorsque la revue demande un résumé structuré. Sa longueur dépend également des consignes éditoriales.


Les mots-clés permettent d'identifier et de retrouver plus facilement l'article dans les moteurs de recherche et les bases bibliographiques.


L'introduction explique pourquoi la recherche est nécessaire et conduit vers la question de recherche.


Les méthodes expliquent comment l'étude a été réalisée.


Les résultats présentent ce qui a été observé.


La discussion interprète les résultats, les met en relation avec les travaux existants et expose leurs implications ainsi que les limites de l'étude.


La conclusion permet de rappeler brièvement ce qu'il faut retenir.


Les proportions entre les différentes parties ne sont que des repères. Certaines revues imposent des formats très différents. La structure IMRaD est un cadre de travail et non une règle universelle applicable à tous les articles.


Une image utile pour comprendre cette organisation est celle du sablier : l'introduction part d'un contexte relativement large pour arriver progressivement à une question précise. La méthode et les résultats se concentrent sur cette question, puis la discussion élargit à nouveau la perspective en abordant la signification des résultats, leurs implications et les perspectives de recherche.

Choisir la revue avant ou pendant la rédaction
Contrairement à une idée reçue, il peut être utile d'identifier la revue cible avant de finaliser l'écriture. Les consignes éditoriales peuvent en effet influencer la structure, la longueur, le style bibliographique, le nombre de figures et parfois même le contenu attendu.
  • Repérer des revues pertinentes
    Commencez par rechercher les revues dans lesquelles sont publiés les articles que vous citez le plus souvent.
    Vous pouvez également demander conseil à votre directeur de recherche, à vos co-auteurs, à votre équipe ou à votre bibliothèque universitaire.
  • Vérifier le périmètre de la revue
    Consultez la rubrique « Aims and Scope » ou son équivalent. Votre sujet correspond-il réellement au champ couvert par la revue ? Votre type de recherche entre-t-il dans les catégories d'articles publiées ? Un travail scientifiquement solide peut être refusé simplement parce qu'il ne correspond pas à la ligne éditoriale de la revue.
  • Examiner la qualité et la légitimité
    Vérifiez notamment :

    - l'existence d'un véritable comité de lecture ;
    - l'identité du comité éditorial ;
    - la présence de la revue dans les bases pertinentes de votre discipline ;
    - la transparence de ses pratiques éditoriales ;
    - les informations relatives aux frais et aux modalités de publication.

    Comparez également les éléments pratiques : délais indicatifs de décision, langue de publication, accès ouvert ou abonnement, éventuels frais de publication et types de manuscrits acceptés.
  • Lire attentivement les consignes aux auteurs
    Avant de finaliser votre article, vérifiez :
    - la longueur maximale ;
    - la structure demandée ;
    - le style de citation ;
    - le nombre maximal de figures et tableaux ;
    - le format des fichiers ;
    - les déclarations obligatoires ;
    - les éventuels fichiers complémentaires.

    Ces consignes sont prioritaires par rapport aux recommandations générales présentées dans ce guide.
  • Attention aux revues prédatrices
    Certaines revues peuvent solliciter directement les chercheurs en promettant une publication extrêmement rapide contre paiement, sans mettre en œuvre une véritable évaluation scientifique. Soyez particulièrement attentif aux sollicitations non demandées, aux délais irréalistes, aux informations éditoriales difficiles à vérifier et aux promesses excessives.

    En cas de doute, demandez conseil à votre directeur, à votre équipe ou à votre bibliothèque universitaire. Le choix de la revue mérite également d'être discuté avec vos co-auteurs. Ils connaissent parfois les pratiques éditoriales et les attentes des revues de votre domaine.

Figures, tableaux et données : améliorer la présentation des résultats

Une figure ou un tableau bien conçu peut présenter rapidement une information qui nécessiterait plusieurs paragraphes pour être expliquée. Chaque figure ou tableau devrait idéalement présenter une idée clairement identifiable, avec un titre informatif et une légende suffisamment précise pour permettre sa compréhension. Le format doit être adapté aux données.


Un tableau est souvent approprié pour présenter des valeurs précises. Un graphique permet plus facilement de faire ressortir des tendances ou des comparaisons. Un schéma peut être utilisé pour représenter un processus, un mécanisme ou un modèle.


La lisibilité est essentielle : les polices doivent être suffisamment grandes, les axes clairement identifiés, les unités précisées et les échelles cohérentes.


Lorsque des couleurs sont utilisées, elles doivent rester distinguables, y compris pour les personnes présentant certaines déficiences de perception des couleurs et, lorsque cela est nécessaire, dans une version imprimée en noir et blanc.


Évitez de présenter exactement les mêmes données sous trois formes différentes sans raison particulière. Chaque figure et chaque tableau doivent être mentionnés dans le corps du texte et apparaître dans un ordre cohérent. Il faut également respecter les exigences techniques de la revue concernant le format des fichiers, la résolution, les dimensions et le nombre maximal d'éléments graphiques.


La disponibilité des données


De plus en plus de revues et de financeurs demandent ou encouragent la mise à disposition des jeux de données, du code d'analyse ou d'autres éléments nécessaires à la compréhension et à la vérification du travail. Renseignez-vous donc sur les exigences propres à votre revue et à votre organisme financeur.

Rédiger chaque section : conseils pratiques

  • Le titre : précis, informatif et facilement identifiable
    Un bon titre indique clairement l'objet de l'étude et, lorsque cela est pertinent, son contexte ou son principal apport. Évitez les titres trop vagues ou remplis de jargon inutile.

    Le titre constitue également un élément important pour l'indexation dans les moteurs de recherche et les bases bibliographiques. Il est donc pertinent d'y intégrer les principaux concepts de l'étude.

    Par exemple, un titre comme « Étude sur le sommeil des étudiants » reste très général.

    Un titre tel que « Effet d'un programme de sensibilisation à l'hygiène du sommeil sur la qualité du sommeil des étudiants de première année : étude quasi expérimentale » apporte davantage d'informations.

    De la même manière, « Analyse du télétravail » est moins précis que « Télétravail régulier et sentiment d'appartenance : enquête qualitative auprès de salariés d'une entreprise de services ». Ces exemples sont fictifs et servent uniquement à illustrer le principe.
  • Le résumé : l'article en miniature
    Le résumé constitue souvent la première partie consultée par les lecteurs et les éditeurs. Il doit pouvoir être compris indépendamment du reste du manuscrit. Dans les revues qui demandent un résumé structuré, celui-ci présente souvent :

    - le contexte ;
    - l'objectif ;
    - les méthodes ;
    - les principaux résultats ;
    - la conclusion.

    Il est généralement préférable de rédiger le résumé à la fin, une fois l'article terminé. Vérifiez ensuite que chaque affirmation du résumé correspond exactement au contenu du manuscrit. Une aide à la rédaction d'article scientifique peut être particulièrement utile pour vérifier que le résumé reflète réellement le message principal du travail sans introduire de résultat ou d'interprétation absente du texte.
  • L'introduction : aller de la lacune à la question de recherche
    L'introduction suit généralement trois mouvements.
    Le contexte
    Expliquez pourquoi le sujet est important en vous appuyant sur quelques éléments factuels et références solides.
    La lacune
    Présentez ce que la littérature scientifique ne permet pas encore de comprendre suffisamment, ce qui demeure incertain ou ce qui fait débat.
    L'objectif
    Formulez clairement la question de recherche, l'hypothèse ou l'objectif de l'étude. Cette formulation apparaît généralement à la fin de l'introduction. Évitez de transformer l'introduction en revue de littérature exhaustive. Seules les références nécessaires pour comprendre la problématique et justifier l'étude doivent être retenues.
  • Les méthodes : expliquer précisément ce qui a été fait
    La section « Méthodes » décrit la démarche suivie de manière suffisamment précise pour permettre à un chercheur compétent d'en évaluer la validité et, lorsque cela est possible, de la reproduire. La méthodologie ne doit pas présenter les résultats : ceux-ci sont réservés à la section suivante. Selon la discipline, cette partie peut préciser :

    - le schéma de l'étude : expérimental, observationnel, qualitatif, revue systématique, etc. ;
    - la population, l'échantillon ou le corpus ;
    - les critères de sélection ;
    - les instruments et matériels utilisés ;
    - les protocoles ;
    - les procédures de recueil des données ;
    - les méthodes d'analyse ;
    - les logiciels utilisés ;
    - les tests statistiques ;
    - les considérations éthiques ;
    - le consentement des participants ;
    - l'approbation éventuelle d'un comité d'éthique ;
    - la protection des données ;
    - les principales limites méthodologiques connues.

    La rédaction est généralement factuelle et peut être formulée au passé lorsqu'elle décrit ce qui a été réalisé. Cette partie doit expliquer la démarche sans anticiper les résultats ni les interpréter.
  • Les résultats : présenter les données sans les interpréter
    La section « Résultats » présente ce qui a été observé dans un ordre logique correspondant aux questions de recherche ou aux hypothèses.

    Quelques principes sont essentiels.

    Commencez par suivre l'ordre des questions posées dans l'introduction afin que le lecteur puisse facilement associer chaque résultat à la question correspondante.

    Ne répétez pas intégralement dans le texte toutes les informations déjà présentées dans une figure ou un tableau. Sélectionnez plutôt les résultats les plus importants.

    Lorsque cela est pertinent pour votre discipline, présentez les effectifs, les mesures de dispersion, les statistiques utilisées et leur seuil de signification.

    Les résultats négatifs, inattendus ou ne confirmant pas l'hypothèse initiale doivent également être rapportés lorsqu'ils sont pertinents.

    Évitez les formulations interprétatives telles que « de façon remarquable » ou « de manière surprenante ». L'interprétation appartient principalement à la discussion.
  • La discussion : interpréter sans exagérer
    Commencez par rappeler le résultat principal en une ou deux phrases, en le reliant directement à la question de recherche.

    Expliquez ensuite ce que ces résultats peuvent signifier et quels mécanismes ou facteurs pourraient les expliquer.

    Comparez vos observations aux travaux antérieurs en recherchant les convergences, les divergences et les éventuels apports de votre étude.

    Présentez ensuite les limites de votre travail avec honnêteté et indiquez leur influence potentielle sur l'interprétation des résultats.

    Enfin, présentez les implications et les perspectives possibles pour la recherche, la pratique ou les politiques publiques lorsque cela correspond au domaine étudié.

    La discussion doit se terminer sur un message clair et proportionné aux données disponibles.

    Une discussion rigoureuse distingue notamment corrélation et causalité, évite les généralisations excessives et ne revendique pas davantage que ce que la méthodologie permet réellement de démontrer.

Références et citations : assurer la rigueur documentaire

Les références bibliographiques doivent être pertinentes et directement liées aux affirmations formulées dans l'article. Privilégiez les publications scientifiques pertinentes et, lorsque cela est nécessaire, les travaux récents, sans négliger les références fondatrices du domaine.


Ne citez que les sources que vous avez réellement consultées et vérifiez les informations directement dans les publications originales, notamment les chiffres, les résultats et les citations. Respectez scrupuleusement le style demandé par la revue. Il peut s'agir d'un système numérique tel que Vancouver ou d'un système auteur-date comme APA ou Harvard, selon la discipline et la revue.


L'utilisation d'un gestionnaire bibliographique comme Zotero, Mendeley ou EndNote peut faciliter l'organisation des références et leur mise en forme.


Vérifiez systématiquement que chaque citation présente dans le texte correspond à une référence dans la bibliographie finale et inversement.


Évitez également l'autocitation excessive et les citations de complaisance, qui peuvent fragiliser la crédibilité du manuscrit.


L'intelligence artificielle et les références


Les politiques des revues concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle évoluent rapidement. Certaines revues demandent de déclarer l'utilisation d'outils d'IA dans certaines circonstances et les règles concernant leur utilisation diffèrent selon les éditeurs. Un outil d'intelligence artificielle ne doit pas être considéré automatiquement comme une source scientifique fiable.


Les références proposées automatiquement doivent être vérifiées, car un outil peut produire des références incorrectes ou inexistantes. L'auteur reste responsable du contenu du manuscrit, de ses données et de ses références.


Une aide en rédaction d'article scientifique peut contribuer à la relecture, à la structuration ou à l'amélioration linguistique d'un manuscrit, mais la responsabilité scientifique du travail reste celle des auteurs.

Auteurs, éthique et intégrité scientifique
  • Qui peut être considéré comme auteur ?
    La qualité d'auteur ne devrait pas être attribuée simplement par courtoisie. Dans de nombreuses disciplines, l'auteur est une personne ayant apporté une contribution substantielle à la conception ou à la réalisation du travail, à l'analyse ou à l'interprétation des données, à la rédaction ou à la révision critique du manuscrit, et qui approuve la version finale en assumant la responsabilité de son contenu. Les personnes ayant apporté une contribution plus limitée peuvent être mentionnées dans les remerciements lorsque cela est approprié. La liste des auteurs et leur ordre doivent idéalement être discutés dès le début du projet avec le directeur de recherche et les collaborateurs. Les critères peuvent cependant varier selon les disciplines, les établissements et les revues. De nombreux conflits d'auteur apparaissent lorsque ces questions ne sont abordées qu'à la fin du projet.
  • Les règles d'intégrité scientifique à respecter
    Un article scientifique doit notamment respecter plusieurs principes fondamentaux. Il ne doit y avoir aucune fabrication ou falsification de données. Les résultats ne doivent pas être supprimés de manière sélective sans justification scientifique.
    Le plagiat est interdit, y compris la réutilisation inappropriée de textes déjà publiés par les mêmes auteurs. Un même manuscrit ne doit généralement pas être soumis simultanément à plusieurs revues. Les conflits d'intérêts, les financements et les éventuelles approbations éthiques doivent être déclarés conformément aux exigences de la revue. Les participants doivent être protégés, notamment à travers le consentement, l'anonymisation et la protection des données personnelles lorsque ces éléments sont applicables. Ces principes sont notamment encadrés par les politiques d'intégrité scientifique des établissements et par les recommandations des organisations spécialisées dans l'édition scientifique. Ils concernent tous les chercheurs, y compris les doctorants et les jeunes auteurs.

Aide rédaction d'article scientifique : comment être accompagné ?

La rédaction d'un article scientifique demande une combinaison de compétences : maîtrise du sujet, compréhension de la méthodologie, capacité de synthèse, rigueur bibliographique et qualité rédactionnelle. Une aide à la rédaction d'article scientifique peut être envisagée à différents niveaux selon les besoins de l'auteur. L'accompagnement peut notamment porter sur :


- la structuration générale du manuscrit ;

- la construction du plan ;

- la clarification de la problématique ;

- la formulation des objectifs ;

- l'organisation de la structure IMRaD ;

- la relecture des méthodes ;

- la présentation des résultats ;

- la cohérence de la discussion ;

- la correction linguistique ;

- la reformulation de passages difficiles à comprendre ;

- la vérification de la cohérence entre les différentes sections ;

- la mise en forme ;

- la préparation du manuscrit avant soumission.


L'objectif est d'améliorer la lisibilité et la cohérence du document tout en conservant la contribution scientifique de l'auteur. Une assistance éditoriale ou linguistique ne remplace ni l'analyse scientifique ni la responsabilité des auteurs concernant leurs données, leur méthodologie, leurs résultats et leurs conclusions.

Style et langue : écrire de manière claire, précise et concise

La qualité de l'écriture influence directement la compréhension d'un article par les éditeurs et les relecteurs. Plusieurs principes peuvent améliorer la rédaction. Privilégiez les phrases courtes et directes, avec une idée principale par phrase lorsque cela est possible.


Utilisez la voix active lorsqu'elle améliore la clarté, sans exclure la voix passive dans les méthodes lorsque les usages de votre discipline le justifient. Employez une terminologie constante : lorsqu'un concept est désigné par un terme, évitez d'en changer inutilement.


Préférez la précision à l'emphase. Au lieu d'écrire « très important » ou « énorme », indiquez si possible les données ou les faits qui justifient votre affirmation. Utilisez les temps verbaux de manière cohérente : le passé pour ce qui a été réalisé ou observé et le présent pour les connaissances établies ou certaines interprétations.


Les connecteurs logiques tels que « en revanche », « par conséquent » ou « en outre » peuvent aider à guider le lecteur, mais leur utilisation doit rester naturelle. Les sigles doivent être explicités lors de leur première apparition et rester limités au strict nécessaire.


Publier en anglais ?


Dans de nombreuses disciplines scientifiques et médicales, l'anglais constitue la langue de publication de nombreuses revues internationales. Si vous n'êtes pas anglophone natif, une relecture linguistique par un collègue compétent ou par un service professionnel peut améliorer la qualité du manuscrit.


Cette correction linguistique ne remplace toutefois pas la conception scientifique, l'analyse des données et la rédaction du fond, qui restent sous la responsabilité des auteurs. Certaines maisons d'édition proposent également des services de correction linguistique distincts du processus d'évaluation scientifique.

FAQ : Aide rédaction Article scientifique